1. Le Bureau de Vérification de la Publicité

 


  • Le Bureau de Vérification de la Publicité (BVP) devenu depuis le 25 juin 2008, l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (L'ARPP), est un organisme privé d'autorégulation de la publicité en France.

    Ce n'est pas un organisme officiel, il s'agit d'une association interprofessionnelle composée très majoritairement d'annonceurs, d'agences de publicité, de supports et d'associations professionnelles.

  • Historique :

    - L'Office de Contrôle des Annonces (OCA) voit le jour le 29 août 1935. Elle réunit des publicitaires, des professionnels de la presse et des éditeurs. Son objectif est de s'assurer de la sincérité de la publicité sous toutes ses formes et de la moralité des annonces qui lui sont soumises.

    - L'OCA change de nom le 20 août 1953 pour devenir le Bureau de Vérification de la Publicité. Dés lors, il n'a cessé de mettre en place une codification précise des publicités capable de servir de référence à toute la profession.

    - A partir de 1992, le BVP est chargé de donner un avis avant diffusion de tout film publicitaire télévisé.

    - Le 24 juin 2008, le BVP fait adopter à l'unanimité ses nouveaux statuts : il change de nom et de logo et devient l'Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP). Il annonce également la mise en place

    1. du Conseil Paritaire de la Publicité (le CPP), qui a pour mission d'alerter l'ARPP sur les demandes et inquiétudes des associations en matière de publicité.

    2. du Jury de Déontologie Publicitaire (le JDP), qui a pour mission de statuer sur les plaintes du public à l'encontre de publicités diffusées. (ex: pub Dolce & Gabbana Time 2009).

  • Activité de l'ARPP: sa mission est déclinée sous quatre axes:

    - Établir avec les acteurs majeurs de la publicité (agences de publicité, annonceurs, médias, syndicats professionnels) les règles d'auto-discipline de la profession.

    - Assurer le contrôle préalable systématique des spots télévisés avant diffusion.

    - Conseiller tous les supports de publicité ( presse, affichages, radio, internet, cinéma, télévision) avant l'insertion d'une publicité.

    - Veiller au respect des règles déontologiques établies par la profession. A ce titre, le BVP publie chaque année une Charte déontologique à l'attention des annonceurs et des professionnels de la publicité qui décrit précisément, en fonction des domaines concernés, les limites qu'il convient de ne pas franchir.

  • Efficacité : Selon le Rapport sur l'image des femmes dans les médias, le constat qui peut être fait à ce jour est que l'ARPP a fait de grandes avancées, mais des zones d'ombres demeurent, notamment dans 3 directions:

    - Des dérives dans l'affichage : - les affiches publicitaires figurant dans les kiosques et qui reprennent, en les transformant, les unes de magazines de façon parfois attentatoires à la dignité.

les affiches de cinéma sont assimilées à de la publicité par le grand public alors qu'elles dépendent en réalité du CNC  (Centre National de la Cinématographie).

- Des dérives sur internet : Même si le champs de contrôle de l'ARPP s'étend aux publicités diffusées sur internet, la  régulation publicitaire reste insuffisante, d'autant plus que des sites comme You Tube et Dailymotion prolongent la durée de vie  de ces publicités, y compris pour celles retirées suite à un avis défavorable du BVP.

Enfin, la nécessité d’une formalisation, d’une canalisation et d’un meilleur traitement des doléances de la société  envers la publicité.

Alors que l'ARPP a été créé afin de contrôler tous les genres de publicités, le réseau féministe mixte et international «LaMeute» a été créé pour lutter contre les publicités sexistes.


 

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