Conclusion


Dans les années 1950, la femme apparaissait dans les publicités telle quelle était au quotidien : épouse, mère, qui passait son temps à s'occuper des tâches ménagères   (ex : publicité Moulinex), elle était conforme à l'air du temps.

Ce modèle de la femme, auquel toutes les ménagères pouvaient s'identifier, était très représentatif de la réalité (tenue, formes, coiffure...). La publicité lui amenait des instruments qui lui simplifiaient la vie, mais qui ne modifiaient pas son statut de femme d'intérieur. Les publicitaires se contentaient de suivre cette image de la femme sans innover. C'est dans cette optique que les créateurs de robots Moulinex ont personnalisés leurs robots en leur donnant des noms de femme (robot-Charlotte, robot-Marie, etc.), afin qu'elles se retrouvent dans la publicité. A cette époque, c'était le produit proposé dans la publicité qui était mis au premier plan, et non pas la personne qui le présentait, contrairement à aujourd'hui ou cette mise en valeur est de moins en moins fréquente.

A cette époque, c'était le statut de la femme dans la société qui définissait l'image de la femme dans la publicité.


A cette période, les publicités n'étaient pas encore très diffusées, les affiches publicitaires n'étaient exposées que dans les grandes villes, car on ne disposait pas des moyens de communication d'aujourd'hui. De nos jours, la publicité est incontournable, tout le monde y a accès et tout le monde la subit : elle fait intégralement partie de notre quotidien.

Les enjeux publicitaires entre 1950 et aujourd'hui sont également complètement différents : maintenant que la publicité touche l'ensemble du monde, les enjeux économiques ont évolué.

Mais pour en arriver là , il aura fallu attendre l'apparition de la télévision en couleur dans les foyers vers 1978, qui entrainera une ascension de la publicité, devenue plus attractive; ainsi que l'apparition de la publicité dans les magazines, et bien sur d'Internet dans les années 2000 (aujourd'hui, on compte plus de 2 320 000 000 utilisateurs dans le monde).

Grâce à l'évolution des moeurs, à l'émancipation de la femme, et à tous ces nouveaux moyens de communication, les publicitaires ont donc pu innover. En effet, grâce aux innovations technologiques des années 1950-1960, la femme a plus de temps libre : elle n'est plus obligée d'entretenir son foyer toute la journée et peut donc penser à elle.

Les publicitaires peuvent donc définir de nouvelles règles, la principale étant que l'image extérieure est devenue primordiale. Dés lors, les femmes ne cesseront d'essayer d'atteindre un idéal féminin défini par les publicitaires : le stéréotype de la jeune femme fine, belle, et sans aucun défaut est né.

A travers leurs campagnes, les publicitaires flattent les femmes (ex : publicité Contrex), et étant sensibles à ces compliments, les femmes adhèrent consciemment ou inconsciemment à ces idéaux auxquels elles doivent se conformer. Par exemple, ce sont les magazines féminins qui lancent les nouvelles tendances en matière de mode  (ex : couleurs à la mode, etc.).

Mais les publicitaires vont de plus en plus loin, alors qu'en 1950, les rondeurs d'une femme ne choquaient personne, aujourd'hui, l'apparence physique elle même est définie par les mannequins qui prolifèrent partout dans les médias (magazines, publicités, etc.). De même, de nos jours, la femme a une vie plus active qu'auparavant, et ce dynamisme est pour beaucoup synonyme de jeunesse, d'où l'expansion de la chirurgie esthétique. Effectivement, pour de nombreuses femmes, vieillir signifie renoncer à l'idéal féminin, à sa beauté, et l'image de la vieillesse renvoie à la faiblesse.

Aujourd'hui, la femme dirige sa vie en fonction de toutes ces règles. Elle pense être en accord avec l'image définie par la publicité, alors qu'en réalité ce sont les publicitaires qui ont les cartes en main.

Finalement, nous sommes tous de plus en plus conditionnés par la publicité, que ce soit consciemment ou inconsciemment. Les publicitaires recourant tous aux mêmes types de publicités, certains d'entre eux décident de se démarquer en proposant des campagnes beaucoup plus concrètes (publicité Dove), mettant en scène des femmes «normales» qui s'assument telles qu'elles sont.

Aujourd'hui, contrairement aux années 1950, ce sont les publicitaires qui contribuent à définir le statut de la femme dans la société à travers son image dans la publicité. 

 

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